Le Dakar sur le départ en Argentine

23 décembre 2008

Dans moins de dix jours, la 30ème édition du rallye-raid Paris-Dakar prendra le départ de… Buenos Aires ! Après l’annulation de l’épreuve l’an dernier en raison de menaces terroristes pesant sur l’organisation notamment en Mauritanie, les organisateurs avaient décidé de délocaliser la course sur un autre continent, l’Amérique du sud, entre l’Argentine et le Chili.

De nombreuses organisations et personnes s’étaient mobilisés l’an dernier en signant une pétition contre cette nouvelle version du rallye, encore plus polluante, dans des zones naturelles fragiles comme le désert d’Atacama, et sans justification historique ou humanitaire.

Côté Mauritanie, les bénéfices sur les activités économiques du pays apportées par le Dakar ne reviendront donc pas, pénalisant de nombreux secteurs et des acteurs de toutes tailles, comme en témoignait l’an dernier Mohammed Ould Boubacar, gérant de l’agence de voyage Mauritanie Trekking dans une interview.

Reste à voir dans quel esprit se déroulera le Dakar nouvelle version et si les défenseurs de l’environnement trouveront une façon de se faire entendre face au déferlement médiatique assuré.
Pour la Mauritanie, espérons que l’activité touristique toujours au ralenti depuis l’an dernier, reprendra du poil de la bête. La situation politique revenue au calme depuis plusieurs mois permet en effet à nouveau aux voyageurs avides de paysages majestueux de s’offrir un trek de toute beauté dans un pays à l’accueil chaleureux.

Leave No Trace : l’éthique de l’outdoor

27 novembre 2008

Le Leave No Trace Center for Outdoor Ethics (ne laissez pas de trace, centre pour l’éthique de l’outdoor) est une association américaine qui a pour but la sensibilisation à l’environnement auprès des pratiquants de sports outdoor du monde entier pour les encourager à pratiquer de façon responsable.

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Leave No Trace présente ainsi une liste de principes à appliquer lors d’un trek ou d’une autre activité outdoor, pour minimiser son impact sur l’environnement.

Planifier et préparer son itinéraire

  • Connaître les régulations des zones visitées.
  • Se préparer pour le mauvais temps, les dangers, les urgences.
  • Planifier son voyage pour éviter les période de pointe.
  • Voyager en petits groupes quand c’est possible.
  • Conditionner sa nourriture pour minimiser les déchets.
  • Utiliser carte et boussole pour réduire le besoin de marquage.

Voyager et camper sur des surfaces durables

  • Les surfaces durables comprennent, les chemins tracés, les sites de camping déjà utilisés, le rocher, l’herbe sèche, la neige…
  • Protéger l’eau en campant à plus de 50 mètres des lacs et rivières.
  • Les bons coins de camping se trouvent. Ne pas abimer les lieux.
      Dans les zones fréquentées

    • Rester sur les chemins et sites de camping existants.
    • Marcher en file indienne au milieu du chemin.
    • Maintenir les sites de camping petits. Rester là où la végétation est plus rare.
    • Dans les zones vierges

    • Se disperser pour ne pas créer de chemin ou de site de camping.
    • Eviter les lieux qui commencent à s’abimer.
  • Gérer ses déchets correctement

  • Ramener ce qu’on a amené. Inspecter son site en partant pour ne rien laisser.
  • Enterrer et recouvrir les déchets humains à plus de 100 mètres des cours d’eau et des chemins.
  • Brûler ou ramener son papier hygiénique.
  • Pour la toilette ou la vaisselle, s’éloigner de plus de 50 mètres des cours d’eau et utiliser du savon biodégradable.

Laisser ce qu’on trouve

  • Préserver le passé : regarder, photographier mais ne rien emporter des objets archéologiques.
  • Laisser les caillous, plantes et autres objets naturels tels quel.
  • Ne pas introduire d’espèces extérieures.
  • Ne rien construire ou creuser.

Minimiser l’impact des feux de camp

  • Les feux de camp causent des impacts durables sur la nature. Utiliser des réchauds pour la cuisine et des bougies ou lanterne pour la lumière.
  • Là où les feux sont permis, utiliser les foyers existants.
  • Maintenir les feux petits. N’utiliser que le bois mort ramassé, de petite taille.
  • Laisser brûler jusqu’au cendres et les disperser quand elles sont froides.

Respecter la faune

  • Observer la faune de loin. Ne pas s’approcher ou suivre.
  • Ne pas nourrir la faune. Nourrir les animaux altère leur santé, dénature leur comportement et les expose aux prédateurs et autres dangers.
  • Protéger la faune et la nourriture en rangeant soigneusement les réserves et les déchets.
  • Surveiller les animaux domestiques constamment, ou bien les laisser à la maison.
  • Eviter la faune aux périodes sensibles : accouplement, naissances, hiver…

Respecter les autres

  • Respecter les autres trekkeurs et leur expérience.
  • Etre courtois. Céder le passage sur les chemins
  • Faire les pauses et le camp loin du chemin et des autres trekkeurs.
  • Laisser la nature remplir le silence. Parler à voix raisonnable.

Le site de Leave No Trace

Eruption du volcan Reventador en Equateur

14 novembre 2008

On le sait, les volcans sont un des multiples attraits de l’Equateur pour les trekkeurs. Mais si certains sont éteints, comme le Chimborazo (6267 m), dont la dernière éruption date de plus de 10 000 ans, d’autres sont encore en activité et le rappellent au souvenir des habitants régulièrement.

Ainsi, le Reventador (3562 m), situé à 90 kilomètres à l’est de la capitale Quito, est entré en éruption le week-end dernier.

Dans la nuit de samedi à dimanche, une colonne de vapeur et de cendres s’est élevée jusqu’à deux kilomètres au dessus du cratère, obligeant les autorités à fermer l’aéroport international de Quito préventivement pendant quelques heures. Dimanche, des explosions ont eu lieu près du cratère et de la lave a commencé à couler le long des flans du volcans, couverts en partie par la jungle de la forêt amazonienne.

Le Renventador étant situé dans une zone non habitée, son éruption ne menace pas la population. Certaines zones ont tout de même été mises en alerte mais le risque semble s’être atténué depuis que l’éruption réelle a commencé : la pression diminue dans le volcan.

Ainsi, le Reventador offre un spectacle impressionnant et témoigne de l’activité géologique de la région, qui a contribué et contribue toujours à façonner des paysages fabuleux.

Voir des images de l’éruption.

Aconcagua speed flying

5 novembre 2008

Loin du rythme et de l’esprit de contemplation du trekkeur, cette vidéo n’offre pas moins des images impressionnantes de la face sud de l’Aconcagua, point culminant des Amériques, à 6962 mètres.
Plus haut sommet des Andes, il est situé en Argentine, à treize kilomètres de la frontière avec le Chili.
A noter que l’ascension de la voie normale de l’Aconcagua ne présente pas de difficulté technique particulière. Sa face sud en revanche, théâtre de cette descente en speed flying, est l’une des faces les plus dures du monde.


Aconcagua Speed Flying
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Livre : Les plus beaux treks du monde

28 octobre 2008

Un livre dont le titre retient tout de suite l’attention “Les plus beaux treks du monde“…

Mais comment réaliser une sélection de 32 treks et affirmer qu’ils sont les plus beaux du monde ? Les auteurs, journalistes, photographes et voyageurs, admettent sans prétention la subjectivité de leur ouvrage et la non exhaustivité de leur liste. Ils ont simplement voulu ici présenter des trekkings de grandes classes, sur les cinq continents et dans des environnements variés. Des cols de haute altitude de l’Himalaya à la taïga en passant par les grès et le sable du désert, ils mettent l’accent sur la multitudes de petits détails, sourires échangés instant de lumière, rencontres imprévues, qui font d’un trek un voyage exceptionnel.

Les 32 treks présentés sont chacun illustrés de superbes photos de paysages et d’Hommes. Les détails au jour le jour sont indiqués pour rapprocher le rêve de la réalité…

Parmi les trekkings présentés, on retrouve notamment la traversée du Haut Atlas, au Maroc : 300 kilomètres, 14000 mètres de dénivelée et 3 sommets à plus de 4000 mètres pour parcourir l’ensemble de la chaîne de montagne qui sépare le Maroc atlantique du Maroc Saharien.

En Amérique du sud, un trek à la limite de l’alpinisme en Equateur avec la découverte des volcans andins et l’ascension du Cotopaxi (5897 m) comme apothéose du voyage.

Plus au sud, au nord-ouest du Pérou, la grande traversée de la Cordillère Blanche offre aux trekkeurs un voyage au long cours, 22 jours pour l’intégralité du parcours. Accompagné par des ânes, les cols à plus de 3000 ou 4000 mètres se succèdent pour s’approcher des plus belles montagnes des Andes et notamment l’Alpamayo (5578 m) considéré par beaucoup comme “la plus belle montagne du monde”.

En tournant la page, on découvre la Bolivie et l’immense Salar d’Uyuni, un des paysages majeurs du trek décrit. De l’Altiplano au Licancabur (5916m), 10 jours de trekking d’une très grande variété sont racontés.

Enfin, au bout du livre comme au bout du continent américain, la Patagonie, terre de trek s’il en est. Des glaciers aux pieds des tours de granite du Fitz Roy ou du Cerro Torre, c’est un trek qui mélange randonnée classique et course glaciaire dans les fabuleux parcs nationaux du sud de l’Argentine.

Un livre à découvrir pour rêver, et plus si affinité…

Le sud tunisien vu du ciel

16 octobre 2008

Grand Erg Oriental

Ci-dessus une vue satellite du sud tunisien, occupé en bonne partie par le Grand Erg Oriental. D’une superficie de 190 000 km² il s’étend sur 500 kilomètres de large et 300 kilomètres de haut entre la Tunisie et l’Algérie. Les plus hautes dunes peuvent atteindre 250 mètres de haut.
Le Grand Erg Oriental est l’une des principales destinations de trekking en Tunisie. A pied ou à dos de chameaux, on parcourt les dunes de jour en jour, avant d’installer le camp dans le désert pour la nuit.

Au nord s’étend sur 5000 km², le Chott-el-Jérid une dépression saline qui borde l’erg sur sa partie nord. Grande étendue plate recouverte d’argile et de sel, dépourvue de végétation, constitue une zone hostile et desséchée une bonne partie de l’année par les très haute température et le souffle du sirocco. Les paysages du Chott n’en sont pas moins magnifiques et d’une immensité impressionnante.

Livres: Amérindiens

8 octobre 2008

Deux voyageurs présentent ici leur voyage à travers l’Amérique, de l’Alaska à Ushuaia, à la rencontre des peuples indigènes du nouveau continent. Ils témoignent ainsi du quotidien des Shuar d’Équateur, des Quechuas du Pérou, des Aymaras de Bolivie ou encore des Mapuche du Chili, à travers des photos et des souvenirs des jours passés en leur compagnie.

De ce même voyage, ils rapportent un récit, L’odyssée amérindienne, qui raconte l’aventure humaine vécue au cours des deux ans de périple à travers l’Amérique et des rencontres avec des peuples souvent tombés dans l’oubli.

Deux livres qui devraient plaire aux amateurs de trek et de rencontres.

De l’origine du trek

1 octobre 2008

Les définitions plus ou moins larges du trek s’accordent sur le fait qu’il s’agit d’une randonnée à pied dans des régions plus ou moins montagneuses ou désertique. Certaines définitions y ajoutent des conditions d’engagement ou de durée mais on peut dire que le sens large est couvert par la phrase ci-dessus.

Cependant, si cette définition a émergé ces dernières années avec le développement de l’activité, il est intéressant de connaître l’origine du mot trek, qui remonte au XIXème siècle, en Afrique du sud.

Trek est un mot néerlandais qui signifie migration et vient du verbe trekken, marcher, cheminer. Le terme a été rendu célèbre par un épisode majeur de l’histoire sud-africaine baptisé Le Grand Trek.

Au début du XIXème siècle, les paysans hollandais, les boers, arrivés au Cap un siècle plus tôt et devenus afrikanners sont soumis à l’administration britannique, devenu la puissance coloniale en 1806. Ayant entendu parler par des explorateurs des riches plaines du nord-est et avides de liberté, certains décident, à partir de 1835, de partir explorer ces contrées et s’y installer. Commence alors une grande migration, le Grand Trek, comparable à la conquête de l’ouest aux Etats-Unis. Les paysans rassemblent tout ce qu’ils possèdent dans des chariots et prennent la direction du nord-est, où naîtront les provinces du Natal et du Transvaal. En route, ils se heurtent parfois violement aux indigènes et doivent affronté les risques naturels.

Cet épisode de l’histoire de l’Afrique du sud exprimant le désir d’indépendance des premiers colons boers restera comme un évènement fondateur de la nation et sera réutilisé à des fins de propagande pendant la mise en place du régime de l’apartheid.

En ce qui nous concerne, il a internationalisé le mot trek et lui a donné les bases du sens qu’il porte aujourd’hui (marche longue).

Pour en savoir plus sur ce sujet, voir l’ouvrage “Un arc-en-ciel dans la nuit” de Dominique Lapierre, qui retrace l’histoire de l’Afrique du sud des premiers colons européens à l’abolition de l’apartheid.

Chimborazo 6310 mètres…

25 août 2008

Le Chimborazo est un volcan, le point culminant de l’Equateur. Avec ses 6310 mètres, il est aussi le point le plus éloigné de l’équateur, grâce à la forme en ellipsoïde de la Terre.

Sa dernière éruption datant de plus de dix mille ans, il est considéré comme éteint et les risques de nouvelle éruption comme minime, contrairement à son voisin équatorien le Cotopaxi (5897 m), troisième plus haut volcan du monde encore en activité.

Il fut gravi pour la première fois en 1860 par l’Anglais Edward Whymper, auteur de très nombreuses premières de prestige dans les Alpes, accompagné des guides italiens Louis et Jean-Antoine Carrel.

Son ascension est aujourd’hui une grande classique des Andes, sans grande difficulté technique mais qui nécessite un très bonne acclimatation à l’altitude.

Découvrez quelques images du Chimborazo ainsi qu’un tour d’horizon du sommet.

Coup d’état en Mauritanie

11 août 2008

Mercredi 6 août, le président mauritanien Sidi Ould Cheikh Abdallahi, et son premier ministre, Yahya Ould Ahmed Waghf, ont été arrêtés par des militaires à Nouakchott, capitale du pays. Ce coup d’état s’est déroulé sans violence particulière pour la simple raison que c’est le général Mohamed Ould Abdel Aziz, chef de la garde présidentielle qui a mené l’opération.

Sidi Ould Cheikh Abdallahi était le premier président démocratiquement élu (en mars 2007) depuis l’indépendance du pays en 1960. Un nouveau scrutin pourrait être organisé par les putschistes dans les mois à venir.

Pour ce qui est du tourisme, le ministère des affaires étrangères français conseille d’attendre le retour au calme pour se rendre en Mauritanie. La saison à venir ne s’annonce cependant pas menacée outre mesure.

L’article du Monde

Le site du Ministère des Affaires Etrangères

Mauritanie Trekking